sapin de noel 3

Le sapin de Noël est une tradition , apparue au Moyen Âge et généralisée à partir du xixe siècle. Sous la reine Victoria : le prince Albert a introduit sur le sol britannique cette tradition provenant de sa Saxe natale tandis qu'en France, elle sera diffusée par les optants Alsaciens et Lorrains. Les sapins de Noël sont de nos jours traditionnellement décorés de boules de Noël en verre ou en plastique, de guirlandes traditionnelles ou éclairées par des LED, de bougies, petits objets décoratifs, étoiles (dont souvent une au sommet), etc.

S'il est clair que la coutume du sapin de Noël moderne remonte à la Renaissance dans les pays germaniques (attestation au xve siècle dans les cérémonies de fin d'année des guildes germaniques et livoniennes), Riga prétend officiellement qu'a été érigé et décoré le premier arbre de Noël dans sa cité en 1510. Il existe un certain nombre de théories qui spéculent quant à son origine plus lointaine.

L'une des anciennes mentions d'un arbre à Noël se trouve dans un livre de comptes de la ville de Sélestat (Bas-Rhin), en 1521, conservé aux Archives municipales de la cité (et non pas à la Bibliothèque Humaniste comme on l'indique trop souvent). En fait, il existe 6 mentions dans les livres de comptes de la cité et, dans une chronique, l'échanson Balthasar BECK a même décrit la décoration de ce sapin.

Cette tradition protestante scandinave et germanique se répand dans les villes comme dans les campagnes (les bougies en cire décorant alors les sapins étant encore onéreuses), au xviie siècle avec le décor des hosties et de la pomme de Noël remplacé par des papillotes en forme de roses et autres fleurs en papier multicolore, mais surtout au xviiie siècle avec la multiplication des décorations. Elle est néanmoins mentionnée pour la première fois sur l'actuel territoire français en Alsace (mais à l'époque partie du saint Empire romain germanique) à Strasbourg en 1492, l’Œuvre Notre-Dame achète neuf sapins pour les neuf paroisses de la ville pour « accueillir la nouvelle année ». Le sapin est alors davantage lié au nouvel an qu'à Noël mais les arbres étaient probablement déjà en place dans les églises lors des fêtes de Noël. Ces neuf sapins coûtent à l’œuvre deux Florins. Une seconde mention à Sélestat, le 21 décembre 1521, dans un livre de compte de la ville fait mention d'une rémunération versée aux gardes forestiers pour la surveillance de la coupe des sapins, un édit municipal protégeant la forêt d'un abattage excessif en autorisant uniquement la coupe de petits arbres ; la décoration des maisons se fait alors non pas avec le sapin entier mais avec des branches coupées 3 jours avant Noël. En France, cette tradition se limite alors dans l'Alsace protestante qui utilise le sapin entier en décor à partir du xviie siècle. Les Alsaciens apportent la tradition du sapin de Noël dans l'hexagone en s’expatriant après la guerre de 1870. Notons cependant que cette tradition fait de quelques apparitions dans la capitale française. Marie Leszczynska, l'épouse polonaise de Louis XV, aurait fait installer un sapin à Versailles en 1738. Un siècle plus tard en 1837, la belle-fille de Louis-PhilippeHélène de Mecklembourg-Schwerin, fait décorer un sapin aux Tuileries.

L'arbre de Noël devient une tradition profondément enracinée en Allemagne qu'à partir du xixe siècle (aussi bien dans les familles protestantes que catholiques), des colons allemands l'ayant exporté en Amérique du Nord au début du xviie siècle. Il est à la même période progressivement adopté par la noblesse européenne : la princesse Henriette de Nassau-Weilbourg introduit l'arbre de Noël à la Cour de Vienne en 1816 ; la duchesse d'Orléans d'origine allemande, bru du roi Louis-Philippe puis princesse princesse Hélène de Mecklembourg-Schwerin, l'aurait introduit à la Cour de France en 1837 et popularisé cette coutume germanique dans la bourgeoisie française à la mode, qui redécouvrait dans le même temps les vertus du « cercle de famille »

SAPIN

sapin en bois